Hokkaido ForeveR

Légèreté, nature et paysages, mais aussi, paix et espérance. C’est avec ces mots que je souhaite vous adresser mes vœux pour cette nouvelle année !

Hokkaïdo

 [1]

Cette région m’a fasciné depuis l’enfance. Peut-être seulement à cause de la poésie parfumant ces syllabes caractéristiques lorsqu’à l’école je les ai entendues pour la première fois. J’ai appris que c’était le nom de la grande île du Nord du Japon. Et même, que les Jeux Olympiques d’hiver s’y étaient déroulés, dans sa ville capitale, Sapporo [2]. La musique de ces mots m’enchantait, et je me demandais bien quelle sorte de personnes pouvait vivre dans ces contrées. En cinquième ou même en Terminale, lorsque le cours d’histoire et géographie nous proposait ses certitudes sur le Japon, la magie se renouvelait : Hokkaïdo, Sapporo (prononciation à la française bien sûr). J’étais bien loin de m’imaginer y passer le plus clair de mon temps futur, ni même y rencontrer cette sorte de personnes que je m’imaginais avec peine et fantasmes.

Le Hokkaïdo correspond désormais au territoire du diocèse de Sapporo dont je suis un prêtre parmi d’autres, et ce depuis une douzaine d’années, malgré quelques aléas passagers.

Je suis tombé amoureux de cette région. Certes je suis encore bien loin d’avoir fait le tour et bien des recoins me sont encore inconnus. Cette année, 2009, celle du bœuf, rien que du neuf, et, pour vous la souhaiter bonne, j’ai eu envie de vous présenter quelques photos du Hokkaïdo, histoire de vous partager mon quotidien. Certains pourront penser qu’ils connaissent déjà, puisqu’ils auront déjà vu sur ce site ou ailleurs des paysages maintes fois photographiés. C’est le cas par exemple du temple d’Ukimido, ayant pour décor Nakajima, les îles en forme de pain de sucre au milieu de la caldeira, et le volcan Usuzan dont la dernière éruption date de l’an 2000, sur le Lac Toyako (là même où a eu lieu le G8 en juillet 2008). Depuis 3 ans, je m’y arrête chaque fois que je vais à Sapporo, à l’aller et au retour. Il est juste sur ma route. J’ai pris une centaine de photos panoramiques de ce temple qu’on voit flotter sur le lac [3] ; par tous les temps, en toutes saisons et à toutes les heures. Non loin de là se trouve un volcan que l’on nomme Yoteizan. Seule une bonne météo lui permet de dévoiler sa majesté. On pourrait le confondre avec le Mont Fuji, il n’est que son petit frère. Enfin, le Komagataké, à une heure de route seulement de Hakodaté (où j’habite), la montagne de l’enfer ; elle a dû laisser de drôles de souvenirs dans la mémoire collective. Celui-ci aussi est fascinant, en éruption et menaçant d’exploser en 1995, il s’est finalement calmé. Cependant, versatile et imprévisible, il reste dangereux aujourd’hui ; d’ailleurs, ses pentes sont interdites aux marcheurs depuis lors. De fait, lorsque nous l’avons arpenté à quelques-uns (aucun Japonais), nous étions bien seuls…

En avant et place aux paysages ! À chaque mois sa photo !

Janvier - Toyako - Ukimido
Janvier - Toyako - Ukimido

Je ne peux pas me passer de rendre grâce à Dieu devant ce fabuleux paysage.

Janvier - Donc, de Hakodaté, ville où m’est confiée la paroisse de Yunokawa, il m’arrive une fois par mois en moyenne de devoir me rendre à Sapporo, pour quelque réunion, enterrement, ou pour rencontrer mes confrères, notamment Aymeric, en charge d’une paroisse à Sapporo. Les paroissiens me demandent parfois comment je m’y rends (Sapporo est séparée de Hakodaté par 250 petits kilomètres environ). Invariablement, je leur réponds : « en voiture ! — Alors, vous prenez l’autoroute ? — Surtout pas, car je ne pourrais pas m’arrêter n’importe où pour prendre des photos ! — なるほど [4] »

Février - Komagataké - Onuma
Février - Komagataké - Onuma

Février - Je pense qu’ils s’inquiètent parfois parce que je me refuse à prendre le train, y compris en hiver alors qu’il arrive parfois qu’on ne voie pas un morceau de bitume du fait de la neige ou du verglas. Mais c’est ce qui me plaît ! Il faut dire que j’ai pu monter sur mon véhicule des pneus Michelin X-Ice, qui, bien qu’ayant entamé leur 4e saison, ne m’ont jamais fait ni faux bon ni glissade incontrôlable.Merci à qui de droit ! Les routes japonaises sont parfois un plaisir et j’aime conduire en évitant au maximum les lignes droites, me détournant volontiers vers des chemins inconnus pour y découvrir des paysages nouveaux. En hiver, certaines routes sont fermées, la neige étant trop abondante. Parfois, au milieu d’un désert d’une blancheur immaculée, je n’ai pu poursuivre mon chemin pour cause de cul-de-sac hivernal. C’est la dure réalité de l’hiver dans ces contrées.

Mars - Malgré tout, au détour de virages parfois bien connus, un nouveau paysage s’offre au regard. Le lac d’Onuma, surplombé par le volcan Komagataké, dévoile ses charmes l’hiver venu. Il fait partie des lacs qui gèlent par grand froid. Certains autres comme le lac Shikotsuko ou le lac Toyako ne gèlent pas : à chacun sa particularité.

Mars - Yoteizan
Mars - Yoteizan

Comme dans les dessins animés de Tex Avery, quelques pêcheurs l’investissent, percent la glace avec cette espèce de tire-bouchon bien connue, et pêchent, tout le temps que le jour le leur permet. Évidemment, c’est une véritable expédition puisqu’en plus des lignes, ils apportent tentes pour se protéger du vent glacial, barbecue, charbon de bois et tout l’attirail nécessaire pour déguster sur place en un pique-nique improbable le produit de leur pêche ! D’autres chaussent des skis de fond et profitent d’une ballade qu’ils auraient pu faire en barque l’été. Quant à moi, c’est à pied que j’ai pu marcher sur ce lac et découvrir des angles de vue différents de ce lieu que je connais bien désormais.

Avril - Même dans cette région, l’hiver touche à sa fin. Et après la moisson de la neige (c’est la seule chose qui pousse en hiver, les champs en sont recouverts) le paysage se métamorphose et laisse place à une explosion de vie.

Avril - Shakotan
Avril - Shakotan

À Shakotan, une excroissance montagneuse de l’île au Nord-Ouest de Sapporo, nous avons pu admirer un paysage extraordinaire en une journée presqu’estivale. Maman était là, et je pense qu’elle garde un bon souvenir de cette virée. En l’espace de quelques heures nous avons admiré la Mer du Japon aux alentours du Cap Kamui, apprécié la douce chaleur de l’hiver finissant en nous restaurant de sandwiches au pâté venu de France autour d’une table à pique-nique ; les corbeaux auraient bien voulu participer à notre repas, mais il ne faut quand même pas exagérer ! Et, à notre retour vers Sapporo par le col d’Akaïkawa, nous avons constaté que la neige était toujours là : deux mètres d’épaisseur sur les bords de la route ! Un condensé d’au moins trois saisons en une journée, c’est bien !

Mai - Ukimido - Toyako
Mai - Ukimido - Toyako

En toile de fond, on aperçoit Nakajima au centre, et Usuzan, légèrement sur la droite.

Mai - Mais revenons à Toyako. Faut-il être proche de la nature pour rendre grâce à Dieu ? En ce qui me concerne, chaque voyage en voiture entre Hakodaté et Sapporo est un pèlerinage, un pèlerinage intérieur. Quelques heures de silence durant lesquelles je peux prier, remettre entre les mains du Seigneur les gens que je rencontre, ce qu’ils m’ont confié, leurs espérances autant que leurs inquiétudes, leur famille, leur travail… Beaucoup me demandent de prier à une intention particulière. Pensent-ils que la prière d’un prêtre est plus efficace que la leur ? Je n’oserais le dire. Mais l’expression de leur prière tout autant que leur foi est manifeste à travers leur demande elle-même. Alors, en contemplant ce paysage de sérénité et de paix qui porte à la louange, défilent dans mon cœur tous ses visages auxquels il faut associer parfois la souffrance et les tourments, mais aussi l’espérance et la foi.

Juin - Ah, j’ai oublié de vous dire, en curé hi-tech que je suis devenu (devenu est de trop sans doute), en plus des ordinateurs Macintosh dont certains disent que je suis devenu le missionnaire (et puis quoi encore ! Ah bon, si ? Quand même ?) j’ai évidemment fait l’acquisition d’un iPhone. Sans rire, j’ai téléchargé une petite application qui porte bien son nom : « iBreviary ». Exactement. Chaque jour, par le réseau téléphonique ou par mon réseau local en WIFI, tout dépend du lieu où je suis, je reçois la prière de l’Église, laudes, vêpres et tout le tsoin-tsoin. Et hop, plus besoin de bouquin et plus de risque de me tromper de page. Je peux même faire mon intéressant en décidant de la recevoir en anglais, mon intégriste en la recevant en latin. Disons qu’habituellement, je me contente du français. Si seulement ça existait en japonais ! Il faut que je voie comment ça peut être possible…

Juin - Komagataké - Onuma
Juin - Komagataké - Onuma

Ça m’a quand même joué des tours. En effet, comme j’ai l’habitude de dire l’office des Laudes entre les deux messes du dimanche matin, j’avais aussi l’habitude de me pointer à l’église avec mon gros bouquin, le bien nommé bréviaire. Mais depuis quelques dimanches je me contente de mon iPhone ; et j’ai bien repéré quelques regards surpris : « Tiens, notre curé avait l’habitude de prier auparavant, maintenant, au lieu de ça, il joue avec son téléphone portable dans l’église ! » Si ces regards persistent, je donnerai une explication… un jour. Pour le moment, je m’en amuse toujours !

Juillet - Cette photo-là, je l’ai prise deux ou trois jours avant le sommet du G8 qui allait voir débarquer sur les hauteurs de mon lac favori les grands de ce monde. À eux les hauteurs, autant qu’ils veulent, et à moi, le raz des pâquerettes. Voyez comme le Soleil était radieux ! Je revenais de la réunion annuelle de tous les prêtres du diocèse de Sapporo. Et je me demandais si j’allais pouvoir approcher ce lac, tant il nous était rabâché sur toutes les ondes que les lieux étaient hypersécurisés et inhospitaliers aux indésirables. En effet, la télévision nous montrait des camions de policiers ou de militaires qui allaient et venaient. La paix des lieux était assiégée. Mes confrères ricanaient lors de mon départ : ils ne croyaient pas une seconde que j’allais pouvoir approcher du lac. Je serais certainement arrêté à quelques encablures et sommé de pratiquer un « U-turn » en bonne et due forme et de revenir d’où je venais après avoir dûment décliné mon identité au préposé… Si jamais j’étais un terroriste ! C’est dans cet état d’esprit que je suis quand même parti dans cette direction me demandant, au fur et à mesure que la distance diminuait, à quel moment j’allais être arrêté.

Juillet - Ukimido - Toyako
Juillet - Ukimido - Toyako

Connaissant les petites voies d’accès, je les ai empruntées, plutôt que les grandes ; j’ai effectivement croisé des camions de policiers et de militaires en manœuvre, plusieurs fois, mais de « check point » m’intimant de rebrousser chemin, jamais. Jusqu’au parc de stationnement que j’utilise habituellement pour me garer. J’ai fait mine de vouloir y pénétrer, mais c’est vrai qu’il était plein à craquer de cars de policiers et autres (il fallait bien qu’ils parquent quelque part !) Au planton uniformisé qui gardait l’entrée sous la canicule, j’ai demandé si je pouvais entrer. Il était presque gêné de me répondre négativement. Mais si je me garais ailleurs (c’est-à-dire en infraction) je pouvais me balader au bord du lac autant que de plaisir, ce que je n’ai pas manqué de faire. Cette journée était l’une des plus calmes que j’ai vécues tant dans le parc d’Ukimido que sur les routes qui y menaient. La population avait déserté les lieux, j’en étais fort aise. Lorsque les grands sont arrivés, dans leur grand hôtel sur les grandes hauteurs, ils n’ont rien vu du paysage enchanteresque car la pluie et le brouillard avaient élu domicile. Trois jours plus tôt, en bas, c’était féerique.

Août - Ukimido - Toyako
Août - Ukimido - Toyako

Août - L’été est court et il faut en profiter. Ça ne veut pas dire que le travail s’arrête et que l’on peut prendre juste comme ça 2 ou 3 semaines de vacances. On est au Japon, tout de même, il ne faut pas l’oublier ! Alors comment faire lorsqu’on a une homélie à préparer pour le dimanche suivant, qu’on est déjà vendredi, et que le temps est radieux ? Rester à son bureau et laisser passer le Soleil ? Quel dommage ! Ce serait oublier les ressources de la technologie moderne. Il m’est arrivé d’enfourcher ma moto pour m’évader au cœur de cette nature pour y méditer et rencontrer dans la prière l’auteur de ces lieux… Vous ai-je dit que le lac d’Onuma n’est qu’à une heure de route ? Vous avez compris. C’est assis sur au bord du lac, contemplant la majesté des lieux et en téléchargeant sur mon iPhone la Parole de Dieu du dimanche dans toutes les langues, (enfin, français et japonais, ça suffit) que je prépare les grandes lignes de mon homélie. C’est chouette la vie !

Septembre - Parce que, en effet, depuis deux ans maintenant, je mets à disposition de qui voudra bien le consulter un site Internet qui propose les lectures de la messe de chaque dimanche et de toutes les solennités. C’est le cousin de celui que vous consultez actuellement. Bien sûr, il est en japonais. S’il vous prend l’idée de vouloir le consulter, il vaudrait mieux que les ressources japonaises soient installées dans votre ordinateur. Et cette installation n’est pas proposée en standard sous Windows, désolé. Quant au Mac, depuis une dizaine d’années, toutes les principales langues de l’humanité sont installées par défaut, il n’y aura pas de problème. Donc voilà, en japonais, c’est 主は皆さんと共に!, c’est-à-dire « Le Seigneur soit avec vous » avec le jeu de mot qui s’impose, et en français, en réponse au premier, c’est Et cum Spiritu tuo. Ce sont des sites semblables dans leur conception que j’ai entrepris de construire afin de proposer la Parole de Dieu dont je suis le témoin dans ce coin du monde. L’idée originale est simple. Le lieu de la foi de tout un chacun est rarement le bâtiment église. Il ne vient pas naturellement à l’idée de faire la démarche de venir jusqu’à une église pour apprendre quelque chose sur le Christ, la Parole de Dieu ou je ne sais quoi encore. À l’heure où les réseaux sociaux, Facebook, Twitter et autres services tels que Google, Wikipedia pour les plus connus, constituent une part conséquente du quotidien des Japonais, leur première démarche n’est pas d’aller voir mais de faire venir jusqu’à eux la réponse à leurs interrogations à travers l’Internet via leur ordinateur ou leur téléphone portable. Le but de ce site est donc d’occuper le terrain des réponses possibles et de susciter la mise en relation. Parmi les projets en cours de réalisation, la diffusion automatique des textes de la messe du dimanche aux abonnés du service sur le modèle de « l’Évangile au quotidien » se met en place sur ce site, grâce notamment à la gentillesse et aux compétences de mon ingénieur en chef et ami Jacques.

Septembre - Komagatake - Onuma
Septembre - Komagatake - Onuma

Certes ces sites ne sont pas parfaits car je ne suis qu’un amateur dans la conception de sites Internet. Je pourrais prendre des modèles tout faits et faire comme tout le monde (et chacun sait qu’il y a des sites illisibles tellement ils sont mal fichus et peu soucieux de l’ergonomie). Mais comme je préfère que les sites que je construis soient uniques, à chaque fois je suis parti d’une feuille blanche et j’ai tout inventé, sauf la roue. En effet j’utilise des technologies modernes, au premier rang desquelles un CMS [5] puissant, SPIP, qui me permet, étant le concepteur, de maîtriser de A à Z mes sites pour peu que je prenne le temps d’apprendre les langages utilisés, le langage de SPIP lui-même, le XHTML, les CSS et en plus la bibliothèque javascript jQuery. C’est une savante alchimie bien dosée entre ces différentes technologies qui me permet de construire un site tel que celui que vous consultez maintenant où l’interaction avec le lecteur est possible via une interface permettant de répondre à un article ou de le commenter, ou de contacter son auteur par un système de courrier électronique intégré.

Le monde de l’Internet restant une jungle où les grands acteurs essaient à tout prix de tirer à eux la couverture, toutes ces technologies ne sont pas parfaitement compatibles avec les outils qu’ils soumettent pour les utiliser. Il y a bien un office indépendant qui essaie d’orienter les concepteurs de sites pour unifier et proposer des tendances pour l’interopérabilité, le W3C, mais ses recommandations ne sont pas toujours suivies d’effets ou tardent à l’être. C’est pourquoi, essayant de les suivre, j’ai beaucoup de mal à rendre compatibles mes sites sous Internet Explorer pour Windows, car il ne respecte pas les standards. Il vaut mieux lui préférer FireFox, Safari ou Opera pour les plus connus, pour une meilleure expérience de l’Internet.

Octobre - Le château de Chambord
Octobre - Le château de Chambord

Petite entorse à la série sur le Hokkaïdo

Octobre - Je dis souvent aux personnes qui entrent dans mon bureau, surprises d’y voir une photo panoramique du château de Chambord de plus de trois mètres de large, qu’il s’agit de mon Bessõ [6]. Devant leur étonnement duquel je décèle une certaine incrédulité, je précise que ce n’est pas tout à fait juste, mais que j’ai passé quelques années de mon enfance à l’ombre de ce château, si bien que ce n’est pas tout à fait faux. Lorsque je vais à Sapporo, immanquablement je photographie Toyako ; de la même manière, lorsque je vais en France, je photographie le château de Chambord. Ce cliché date d’octobre dernier. En effet, j’ai eu l’occasion de passer un peu plus de deux semaines à Orléans à l’occasion conjointe de la semaine missionnaire mondiale et des célébrations marquant le 350e anniversaire de la fondation des Missions Étrangères de Paris. J’ai pris ma part dans les différentes animations à caractère missionnaire à Orléans afin de rendre compte de la vie au service de l’Évangile, et en ce qui me concerne dans le Nord du Japon. J’ai d’ailleurs écrit un petit mot à ce sujet.

Je garde un souvenir heureux de cette virée française, d’autant plus que j’ai pu y rencontrer ma famille au complet, enfin au moins celle qui vit en France… Je suis d’ailleurs un tonton heureux, j’ai enfin rencontré tous mes neveux et nièces !

Novembre - Komagatake - Onuma
Novembre - Komagatake - Onuma

Novembre - Êtes-vous surpris par les plans inhabituels des photos que je vous présente dans ces vœux pour cette année 2009 ? J’ai essayé de respecter la chronologie mensuelle : chaque photo a été prise autant que possible au cours du mois qui la légende. Il se trouve que depuis quelque temps je trouve que les plans larges sont très intéressants. Mais il n’est pas possible de les réaliser en un seul cliché, si bien que chacune d’entre elles est une composition de plusieurs prises réalisées en un cours laps de temps selon une progression rigoureuse et assemblée par la suite sur ordinateur. Certaines sont composées de 3 photos [7], ou 4 [8], ou 5 [9], ou 12 [10], ou 16 [11] ou même 20 [12]. Les photos étant prises, j’ordonne à mon Mac de les développer, et avec un logiciel spécialisé, Autopano Pro, il assemble les différents morceaux du puzzle en corrigeant les distorsions optiques et en unifiant les valeurs chromatiques, si bien qu’après son travail, j’apporte quelques touches (artistiques ?) personnelles, et voilà le résultat. Il est évident que pour réaliser une telle photo, il faut la penser telle qu’elle deviendra avant de la prendre. Si la matière première ne convient pas, il est inutile de croire, quelles que soient ses qualités, que le logiciel va faire des miracles pour assembler des clichés disparates. De la rigueur en toute chose !

Je me suis amusé à prendre un panorama de 66 photos (c’est mon maximum jusqu’à présent et il faut bien faire des tests), soient 6 clichés en hauteurs sur 11 clichés en largeur. J’ai donné tout cela à manger à mon PowerMac G5 déjà vieux de presque 6 ans. Et il a tout avalé tranquillement mais sûrement [13]. Il a juste travaillé pendant 7 heures d’affilée pour produire ce panorama, et c’était parfait. C’est bien vrai que les ordinateurs sont faits pour travailler pendant qu’on fait autre chose !

Décembre - Yoteizan
Décembre - Yoteizan

Décembre - Que ce Soleil Levant soit pour cette nouvelle année gage d’espérance.

Mon amitié et ma prière vous accompagne…

Notes

[1] 北海道 dans la langue de 遠藤周作

[2] 札幌, en 1972, mais vous vous en souveniez, n’est-ce pas ?

[3] 浮見堂, ça ne s’invente pas !

[4] C.Q.F.D.

[5] Content Management System, Système de Gestion de Contenu

[6] 別荘, résidence secondaire

[7] février, mars, avril, septembre

[8] janvier, mai, août, novembre

[9] juin

[10] juillet

[11] décembre

[12] octobre

[13] Chaque cliché ayant une résolution de 3884x2600 pixels, la résolution potentielle de 66 clichés étant de 42724x15600, la photo finale à 72 ppp (taille écran d’un ordinateur) aurait une taille de 150x55 mètres, excusez du peu…

Documents joints

  • Hokkaido forever

    Si vous voulez obtenir une version imprimable de cet article, vous pouvez télécharger de fichier pdf...

    (PDF - 634.6 ko)

26 janvier 2009, Origenius

Répondre à cet article

  • Hokkaido for ever

    26 janvier 2009, Tonton Cunill Raymond

    Salut Fix , heu pardon bonjour mon père , pas mal la foto de Chambord au milieu des paysages Nipon ni mauvais . Comment vas-tu ?si loin , as-tu prévu un retour même passager en France , si oui fais le moi savoir . A te lire je dois reconnaître que tu ne sembles pas t’ennuyer de la France et c’est plutôt une bonne chose , saches qu’on ne t’a pas oublié . Pour ce qui me concerne cela fait déjà cinq ans que j’ai quitté Orléans pour mon midi , mais j’y reviens de temps en temps surtout pour y voir ma fille et mon petit fils , tout près de Chambord d’ailleurs ! En attendant d’avoir d’autre de tes nouvelles reçois de Lavaur dans le Tarn mes mes amitiés ainsi que de ma femme. A très bientôt j’espère .

    Répondre à ce message